• Trouver un nouveau boulot

    S'occuper des enfants

    Faire cette super formation.

    Vider le lave vaisselle

    Trouver un nouveau boulot mais ne pas voyager, bosser de la maison et aussi avoir des vacances quand je veux, quand ça m'arrange.

    T'es trop exigeante

    Préparer le petit déjeuner

    Habiller la 4 ans

    Et si je montais ma boite?

    Quoi?

    Vider le sèche linge

    Trouver un nouveau boulot mais pas tout de suite.

    T'es chiante

    Lancer une machine

    Profiter de 2 mois de vacances avec les enfants

    Super quoique

    Repasser

    Ca va être horrible 2 mois avec les enfants

    Mais non ça va être bien

    Faire les courses

    Déménager

    Aller chercher les enfants à l'école

    S'occuper des travaux

    Faire les devoirs

    S'occuper de la deco de la nouvelle maison en septembre

    Doucher la 4 ans

    Oui mais avec un nouveau boulot ça va être compliqué

    T'es chiante

    Préparer le dîner

    Tu sais que c'est plus facile de trouver un boulot quand tu es en poste

    Brosser les dents de la 4 ans

    Mais si je profitais un peu de ce temps pour les enfants et moi

    T'es capricieuse

    Lire les histoires du soir

    Et meme que je pourrai faire le ménage

    Tu ne vas pas supporter

    Repasser

    Et je m'occuperai de tout.

    Arrête

    Ce serait bien de lire un bon bouquin

    Je vais pêter un cable

    Appeler une copine

    J'ai envie de travailler mais je veux faire ce que je veux

    T'es difficile

    Et si on sortait ce soir?

    Travailler sans contraintes

    Rêver

    Racheter du lait

    Préparer le sac de piscine

    Cette formation va m'ouvrir les yeux et m'aider

    A quoi?

    Il y a judo ce soir

    Après je saurai ce que je veux faire

    Prendre RDV chez l'esthéticienne

    Et si après je ne sais pas?

    Passer à La Poste

    Si je ne suis plus présente les enfants seront malheureux

    Et comment font les autres?

    Faire le chèque pour la formation

    Ils ne travailleront pas bien à l'école

    Prendre une baby sitter

    Changer les draps

    Je ne les verrai plus

    Je ne vais pas supporter

    J'ai envie de chocolat...non non surtout pas

    Le week end je serai trop fatiguée pour m'en occuper

    T'es chiante

    Penser à inviter machin

    Je me laisse du temps?

    Tu peux rentrer plus tôt la semaine prochaine?

    Pourquoi?

    Tu m'écoutes?

    Pour me poser

    Tu ne me comprends pas

    Non

    Mais si

    Pas le temps

    Dormir

    Dans ma tête ; une petite idée de la charge mentale

     


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  • C'est quoi ce titre? Tu cherches vraiment un nouveau job ou juste de quoi t'occuper en plus de tes 2 gosses?

    Désolée pour cet article qui sort un peu (carrément) du cadre des articles que je poste habituellement mais force est de constater qu'en 2018 (tout comme en 2010 et 2000) chercher et trouver un travail n'est pas aussi simple qu'il n'y parait et ce malgré les nombreux outils dont nous disposons.

    Lorsque j'ai commencé à travailler en 2000, je n'avais pas d'enfants, je n’étais pas mariée et j'habitais encore chez mes parents. D'ailleurs rétrospectivement j'aurais mieux fait de poursuivre mes études plutôt que d'accepter ce travail dans l'événementiel mais 18 ans plus tard je dois avouer que ce job m'a bien  aidé (et surtout à quoi ça sert de regretter ses décisions passées?). J'ai pris confiance en moi (être en relation avec des clients, des hôtels, toute la journée ça aide), j'ai voyagé dans des conditions particulièrement confortables (en business class et dans des hôtels 5 étoiles); et ça tombe bien parcequ'à l'époque j'étais libre d'accepter tout les déplacements proposés les week ends, à la dernière minute...pas d'enfants, pas de contraintes...Et j'ai rencontré des personnes formidables avec lesquelles je suis encore en contact et notamment une ancienne collègue qui est aujourd'hui l'une de mes plus proches amies (AFB se reconnaîtra).

    En 2006, je me dis qu'il est temps de changer de job; pas de possibilité d'évolution au sein de l'entreprise pour laquelle je travaillais, et, il faut bien l'avouer, voyager, même dans des conditions particulièrement confortables ça ne paye ni ton loyer ni tes impôts.

    Petit crochet de 2 mois dans les cosmétiques de luxe; assistante export (vous êtes organisée? oui j'ai bossé dans l'événementiel? vous parlez anglais? oui; vous parlez espagnol? bof mais je peux m'y remettre; bingo)...j'ai vécu Le Diable s'habille en Prada...(la ligne n'est pas sur mon CV); je passe mon chemin et sors des secteurs d'activités "glamours". 

    Aout 2006: je me retrouve sans job; j'ai quitté une entreprise dans laquelle j'étais bien...pour évoluer...ah ben bravo.

    Septembre 2006 j'accepte ce poste d'assistante de direction dans l'informatique en intérim parcequ'il est bien payé et semble intéressant. Ils disent que "c'est en vue d'une embauche"...je n'y crois pas trop mais 11 ans plus tard je suis toujours là.

    Mes managers changent, je reste.

    Mes managers sont étrangers, je reste.

    J'évolue.

    2010: premier enfant.

    Ah tiens c'est marrant je ne reste plus au bureau jusqu'à 21h (pourtant j'ai une nounou jusqu'à 19h30 mais je préfère partir à 18h pour profiter de mon bébé de 3 mois) ça ne plait pas à tout le monde mais je m'en fiche. Mes priorités ont changé. Moi? Partir tôt? Non mais ça va pas? J'ai du boulot moi Madame. Ca c'est ce que je pensais avant...ouai...tu sais...avant...avant d'avoir des enfants, tes enfants; pas ceux des autres, pas ceux que tu gardes en faisant des baby sittings pour arrondir tes fins de mois...non les tiens; ceux qui te font vraiment changer, revoir toutes tes priorités; revoir tout tes principes d'ailleurs.

    Mon manager change; je reste.

    Mon manager est étranger. Il se fiche que je sois au bureau ou chez moi. Il sait que je ne suis pas dispo à 18h. Mais il sait que je suis dispo après 20h si besoin. Il sait même que ça m'arrange de ne pas bosser de 16h à 18h et de "rattraper" de 20h à 22h. D'ailleurs l'heure de décalage entre Londres et Paris c'est même très pratique pour nos calls en fin de journée. Nous sommes tout les 2 ultra disponibles à ces heures là.

    Quel bonheur de travailler dans ces conditions; dans une totale confiance; dans un échange permanent. Quel bonheur de travailler de la maison quand je veux (et oui EDF peut passer entre 9h et 17h...). Quel bonheur d'aller au bureau quand je veux pour voir, échanger, déjeuner avec mes collègues. Et surtout je sais la chance que j'ai de travailler dans ces conditions. Mais je sais aussi que je l'ai méritée cette confiance.

    2013: deuxième enfant (et dernier enfant...plus, ce serait de la gourmandise; enfin je crois que ma santé mentale n'y survivrait pas en fait). Je rentre de congé mat'. Mon boss adoré s'est fait virer. Je sens bien qu'on ne sait pas trop quoi faire de moi à mon retour...merde elle est française, elle est protégée...

    Et finalement c'est naturellement que je me retrouve à travailler avec l'équipe Marketing (forcément on se connait bien et on a déjà énormément travaillé ensemble; avoir travaillé dans l'événementiel et être méga organisée ça aide un peu). Une équipe de filles. Une équipe de filles? Mais c'est pas l'enfer une équipe de filles?

    Petit rappel pour ceux qui ne suivent pas: nous sommes dans l'informatique. On est loin du glamour. On est loin du glamour, oui mais. Oui mais quand t'es loin du glamour et entourée de mecs (bienveillants et intelligents...pas tous hein...mais une grande majorité), et bien être entourée de filles ça fait du bien. Ca fait du bien parcequ'on est pas là pour se marcher dessus, se critiquer (on ne se critique pas, non; on critique les autres..les mecs...ensemble...c'est mieux). On est là pour s'aider, s'entre aider, pour se former, pour apprendre les unes des autres.

    Bref, tout ça pour te dire qu'aujourd'hui je cherche un nouveau challenge parceque ma boite se fait racheter et que l'acheteur...bon ben...comment dire...le martketing c'est pas son truc...

    Je cherche un nouveau challenge mais c'est très très challenging quand tu as connu tout ça. Ton équipe de filles ultra cools. Ton travail à la maison quand tu veux. Ce qui t'évite de partir à 7h30 pour être au bureau à 9h (donc tu ne vois pas tes enfants le matin) ...par exemple....alors que si je bosse de chez moi je suis opérationnelle à 8h35. Ce qui t'évite aussi de partir du bureau à 18h pr rentrer à 19h30....alors que si je bosse de chez moi je vois mes enfants à partir de 16h30 mais crois moi je vais bosser de 20h jusqu'à...si tu me fais confiance.

    Alors je me demande si les recruteurs ont conscience (mais genre vraiment) que tu peux être pro et maman; maman et pro. Travailler de la maison  et bosser. Que tu peux aussi être au bureau et ne rien glander? (oui j'ai des noms...)

    Et puis les études on en parle? 11 ans dans une boite américaine. 11 ans d’expériences, de travail, de réussites, de plantages aussi; mais 11 ans de confiance et donc d'évolution. 

    L'expérience, la confiance, le travail et un management intelligent sont ce qui a fait que j'ai pu apprendre, comprendre, progresser. 

    Les études sont loin derrière moi et pourtant j'ai l'impression que ce bac +5 que je n'ai pas, me dessert encore. Je me trompe? Pas sure. Quand je vois les job descriptions et les demandes des recruteurs je me demande comment ils font pour trouver des candidats avec les études, l'expérience et le salaire demandés. Mon expérience au sein de l'entreprise américaine (pour laquelle je travaille  depuis plus de 11 ans) a été également valorisée en terme salariale. Je ne travaille pas pour la gloire; et mes managers non plus. Pourtant, visiblement, mon salaire est celui de quelqu'un qui a un Bac +5. Alors j'ai bien entendu arrêtée de m’arrêter à ce point et répond à des annonces demandant ce niveau.

    Mais idéalement ce serait mieux si j'avais ce niveau, 10 ans d’expériences (j'en ai plus de 17) , sans enfants et avoir 23 ans.

    Je peux me permettre ces remarques car si je ne trouve pas de job demain ce n'est pas dramatique; parceque mon mari travaille, parecque je ne suis pas le "gros" salaire du couple; parceque mon salaire n'est pas indispensable à court terme. Je sais cette chance et je sais que nous sommes peu nombreux à l'avoir (cette chance, cette liberté).

    Mais aujourd'hui en tant que femme, en tant que mère ça reste quand même beaucoup plus compliqué de trouver un travail épanouissant dans lequel on peut véritablement conjuguer vie pro et vie perso. 

    Attention je ne dis pas que cette balance pro/perso n'est réservée qu' à celles et ceux qui ont des enfants.

    Je prends l'exemple des parents car généralement le père ne se pose pas ces questions lors d'un recrutement. Ce n'est (généralement) pas lui qui s'occupe de l’organisation péri scolaire (baby sitters, activités). Il est déchargé de cette "charge mentale" lors des entretiens. Cette charge mentale je l'ai. Je l'ai et je la dis. Cela me dessert encore peut être mais je ne peux pas faire comme si elle n'existait pas; cela reviendrait d'ailleurs à occulter/nier mes enfants dans ces moments là.

    D'ailleurs et je m'égare...mais ces questions logistiques sont bien loin des préoccupations paternels pas seulement lors d'entretiens. Le père (et je prends l'exemple de mon mari) accepte n'importe quel déplacement pro dans la seconde et m'en informe le soir; quand moi je l'appelle, envoie 40 textos aux parents, baby sitters...avant d’accepter un déplacement. Et je trouve cela très révélateur de notre vision des responsabilités quotidiennes inconscientes attribuées au sein du couple.

    Cette disparité est elle liée aux salaires? Ce schéma est il vrai lorsque la mère gagne plus que le père? Je n'ai qu'un exemple autour de moi, mais oui. Oui ce schéma s'inverse lorsque c'est la mère qui gagne plus. Le père dans cet exemple est davantage responsable de la "logistique" autour des enfants.

    L'argent serait il donc l'élément clé de cet aspect de la charge mentale? Pas entièrement mais probablement. Ma charge mentale est elle moindre si je gagne plus? Personnellement je pense que oui. Je pense que ma charge mentale est moins lourde que pour d'autres mères ne serait que parceque je peux me permettre de payer une baby sitter 10€/h sans me poser de question sur ma condition financière à la fin du mois. Parceque si le frigo n'est pas rempli je peux aller au restaurant en famille/ me faire livrer à l'arrache...

    Bref toutes ces petites choses peuvent "décharger" ma fameuse charge mentale.

    Oui mais là même où je peux la décharger, je la recharge avec ma p&"'(- d'éternelle mauvaise conscience maternelle. Cette mauvaise conscience que les pères n'ont pas forcément. Celle de laisser les enfants à la garderie le soir; de les inscrire au centre de loisirs le mercredi...bref de ne pas les voir suffisamment.

    Parceque je ne veux pas passer à coté d'eux et parceque j'ai la prétention de penser que s'ils vont bien (mes enfants) c'est parceque je suis plus présente, je ne peux/veux accepter n'importe quel job. Parceque si je les "laisse" pour un poste qui ne me plait pas, les laisser me fendra le cœur. Les laisser de temps et en temps pour un poste épanouissant ne peut qu'être bénéfique pour tout le monde. 

    Tout ça pour ça me direz vous...

    Un peu décousu ton texte...oui...

    Oui mais c'est le texte qui sort de la tête d'une fille de 40 ans qui a 2 enfants, un mari (ça compte pour un enfant supplémentaire ou pas?) et un travail...mais qui en cherche un autre...et du coup ça fait beaucoup de monde et de choses dans sa tête.

     

     

    J'ai 40 ans, 2 enfants et je cherche un nouveau boulot...

     

     

     

     

     

     

     


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  • Bon c'est vrai que je raconte pas mal de choses perso ici mais c'est toujours plus facile de parler des autres (mes enfants) que de soi.

    Aujourd'hui je vais parler de moi. Je t'en parle maintenant car hier j'ai franchit une étape importante pour moi alors ça y est je peux t'en parler.

    21 aout 2015: c'est presque la fin des vacances. Je reprends le travail le 24. J'ai eu la chance de passer mes vacances avec ma famille dans une jolie maison avec piscine. J'ai d'ailleurs bien profité de la piscine; j'ai nagé tout les jours, seule, en tous cas, sans enfants; de 30 à 50 minutes par jour. Mais la fin des vacances approche et je n'ai pas de piscine dans mon appartement. J'aimerai continuer ce rythme qui me fait du bien; je me bouge; je fais quelquechose pour moi; sans enfants; au calme.

    J'ai l'énorme chance et j'en suis consciente, crois moi, de ne pas avoir de gros problèmes dans ma vie; et ce 21 aout, j'ai envie de pleurer car cette réalité je la sais: dans ma vie, dans mon quotidien (même si c'est celui un peu speed d'une maman qui bosse avec 2 enfants, comme tout le monde quoi), pas de problèmes majeurs. En revanche, et c'est là que ça fait mal, je sais que quelquechose me dérange, me gêne: mon corps. Il n'est plus celui de mes 20 ans. Je ne me trouve pas moche mais je n'aime pas mon corps ou plutôt mon ventre. Rien que de l’écrire et te l'avouer aujourd'hui ça me fait encore un peu mal.

    Je regarde cette maison bien rangée, les valises devant la porte (nous partons le lendemain) et je feuillette les ELLE que je n'ai pas eu le temps de lire pendant les vacances assise sur un canapé face à cette piscine...

    Mon regard tombe par hasard sur une pub pour une course en duo: la course Elle Run Marionnuad pour fêter les 70 ans du magazine. C'est une course en duo (j'adore l'idée) sur 7 km (ce chiffre ne me semble pas énorme) le 18 octobre.

    Là c'est le déclic: en rentrant je vais courir. Je peux courir quand je veux, autour de chez moi. J'ai déjà des chaussures adaptées pour la course (achetées en 2012...peu servies).

    J'annonce à mon mari qu'à partir de lundi (le 24) j'irai courir le matin tôt. Je ne lui parle pas de la course. Je sais qu'il ne voudra pas la faire avec moi; pas son truc.

    Je cours pour la première fois le 25 (ouai parceque le 24 aout il fait 17 degrés et il pleut des cordes...le choc thermique est rude après mes vacances dans le Luberon,) ; non en fait je ne cours pas; je n'y arrive pas. Je marche. Je marche rapidement. Et je peux te dire que marcher rapidement à 6h30, sur plus de 3km pendant 36 minutes (oui j'ai gardé un historique...parceque ce sont mes petites victoires à moi). et bien pour moi, ça n'est finalement pas de tout repose.

    Lors de cette première marche rapide, je croise une copine (maman de 4 enfants) par hasard; elle marche rapidement elle aussi; nous nous saluons de loin; mais cette rencontre imprévue me booste.

    Je réalise que 7 km ce n'est pas si "court" que ça mais je sais, je veux y arriver...

    Début septembre je me dis quil faut que j'appelle la personne à laquelle je pense pour faire la course avec moi. J'espère qu'elle va accepter parceque je sais que courir avec elle...avec lui en l’occurrence ce serait ultra motivant.

    Cette personne c'est mon petit frère; il a 18 mois que moins que moi mais 27cm de plus (1,92m) et 7 pointures de plus (il chausse du 47). Ça te donne une idée du gabarit, plutôt sportif du garçon. Mon frère est ultra sportif: voile, course...

    Il accepte; ça le fait rire; 7km; 7km ça le fait rire. Mais il va le faire avec moi...pour me faire plaisir. Je suis ravie.

    Je m'inscrit (nous inscrit) donc pour la première fois à une course; inscription en ligne; je suis fébrile...je valide...

    Notre inscription est validée. Je suis sur un petit nuage. Je ne dis toujours rien à mon mari.

    Quasiment un jour sur 2 je me réveille à 6h15 et je suis dehors à 6h30. Je suis ultra motivée. Et surtout le bienfait des vacances est toujours là (je m'en apercevrais quelques semaines plus tard...ça ne peut pas durer hein...).

    Petit à petit, mon parcours s'allonge. Après 2 semaines de marche rapide, je commence à alterner course et marche sur quelques dizaines de mètres. Le souffle est là mais le physique non. Mes muscles ont mal...

    Je parle de ma "reprise sportive" autour de moi. Beaucoup de personnes et plus particulièrement à mon travail me soutiennent, me conseillent. Et ben , je peux te dire que ça fait du bien.

    Bon il y a ceux qui te regardent comme si tu leur racontais que t'avais monté un étage à pieds...mais ceux là, rapidement je ne leur parle plus...

    Je ne garde que les personnes bienveillantes autour de moi.

    Après 4 semaines d'entrainement, j'annonce fièrement à mon mari que je me suis inscrite à la course...il me félicite pour ma motivation. Je suis reboostée.

    Je marche, je cours, je marche, je cours. A 6h30 il fait froid mais à 6h37 j'ai chaud. Je rentre, j'ai mal. Mais la douleur me rappelle mes efforts et du coup je l'accepte.

    Fin septembre, la course se rapproche mais la fatigue revient. Le réveil à 6h15 n'est plus possible. J'ai peur de ne plus avoir la force de m'entrainer. J'ai peur d'arrêter.

    Heureusement je pars 2 jours en déplacement professionnel à l’étranger et la salle de sport et la piscine de l'hôtel (et mes 2 collègues motivantes) me remotivent.

    Tant pis, je n'irai plus courir. je n’irai plus courir à 6h15. J'irai courir le soir, quand les enfants seront couchés et le mari rentré.

    La course, le soir, ce n'est pas facile. Pas facile de "redémarrer". Redémarrer après une journée de boulot et une fin de journée avec 2 enfants. Pas facile de redémarrer après le boulot, le bain , le diner, le linge sale, le lave vaisselle à lance, le lave linge à vider, le sèche linge à vider...

    Mais la course est trop proche, je ne peux pas et ne veux pas lâcher.

    J'angoisse un peu. J'angoisse de ce que j'ai pu entendre: "tu vas marcher pendant ta course?"..."euhhh oui..."Je doute. Je me fixe des objectifs et des temps: courir 3,5km en moins de 30 minutes...7km en moins d'une heure...

    Voilà, je veux faire cette course en moins d'une heure.

    Vendredi 17 octobre: ce soir début les vacances scolaires. Les enfants ont la tête en vacances.

    Moi je pense au compte à rebours. Mon compte à rebours. Dans 2 jours je vais courir. Courir avec mon frère mais avec plein de personnes autour de moi.

    Et si ces personnes me jugent? Si elles me regardent? Si elles se disent "non mais elle court, elle marche..."

    Moi qui jusque là me disais "je m'en fiche, je fais la course, c'est tout ce qui compte" je commence à penser à plein d'autres choses...et particulièrement aux autres. Les autres. Ceux qui courent. Ceux qui courent bien;. Ceux qui courent vite et bien. Ceux qui ont l'habitude. Ceux pour qui 7km c'est une promenade de santé...stooooooppppp. Stop. Je dois arrêter de penser à tout ça.

    Samedi je dois aller chercher les dossards au "village" de la course au bois de Boulogne. J'y vais avec mon fils. J'ai profité de ce premier samedi des vacances pour faire une activité avec lui: nous avons fait un cours de pâtisserie ensemble...et ça m'a vidé la tête. Objectif atteint.

    En marchant jusqu'au village je croise une femme avec qui j'entame la conversation; elle va elle aussi chercher les dossard pour elle et son binôme (une amie). Ce n'est pas sa première course. Elle a une fille de 6 ans. Elle a un peu de gras (moins que moi) et elle fume (pas moi). Elle est normale. Elle est comme moi quoi. Elle me dit qu'elle aime bien l'ambiance des courses. Que personne ne se juge. Que je dois mettre mon dossard sur mon ventre et pas sur ma poitrine parceque sinon c'est pas pratique...Bref cette conversation inattendue et rapide me déstresse...Je ne la croiserai pas le lendemain. Dommage.

    Samedi soir. J'envoie des messages fébriles à mes copines qui courent souvent et bien (des marathons tout ça tout ça) pour savoir quoi manger pour le dîner...je me doute que je ne vais pas me taper une raclette...ni une salade...

    Je me couche tôt mais je dors mal car, ben oui, je suis angoissée (si à ce stade de ta lecture j'ai encore l'air détendue c'est que tu ne m'as bien cernée).

    7h15: mon réveil sonne mais je suis déjà réveillée.

    Je me prépare.

    7h30: mon fils me demande pourquoi il n'y que mon frère et moi sur le sac de la course...mais oui pourquoi???? Cette petite phrase me détend.

    Ce que je ne t'ai pas dit...parceque j'avais peur...et aujourd'hui je suis fière

    8h: je pars récupérer mon frère.

    8h30: il dort encore, méga détendu. Il est rentré à plus de minuit.

    9h30: nous partons. Sur le chemin il m'explique qu'il va courir avec moi, qu'il va avancer, revenir sur ses pas, mais qu'il ne franchira pas la ligne d'arrivée sans moi; même s'il est capable de le faire en moins de 30 minutes. Il m'explique que ça va lui faire du bien de courir longtemps aujourd'hui...je réalise à quel point c'est faciel pour lui.

    10h: nous sommes devant la ligne de départ. La course démarre à 10h30. Il y a une super ambiance. Musique, échauffements, rires...

    Il fait froid.

    Je m'attache le truc (que j'ai acheté la veille) au bras pour mettre ma musique et pour savoir où j'en suis en termes de temps/km...

    10h30: les premiers sur la ligne de départ s'élancent. Nous suivons le flot des coureurs. J'ai peur que ce soit la cohue mais tout se fluidifie. Mon petit frère me dit que je pars trop vite, je ralentis.

    2km en courant. Je marche. Il revient sur ses pas pour me remotiver et repart. Tout les km, une affiche du Elle...un peu de glamour au milieu de mon souffle, mon gras, ma sueur...Tout les km il revient sur ses pas et me rejoins.

    3km: il me retire mon gilet et me dit de retirer ma musique et mon temps...pour profiter. Il prend tout dans son sac à dos. Un peu de fraicheur...

    3,5km: ravitaillement d'eau. Je ne vais pas en prendre je vais perdre du temps. Un gentil bénévole m'apporte un gobelet en carton pour pouvoir boire sans perdre de temps. Merci. Une fanfare entame "Wild Wild West"...j'ai envie de chanter..mais non, je vais perdre du temps...

    Je cours, je marche. Je marche, je cours.

    Il court, il court...mais en sens inverse.

    "Elle court avec un coach?"

    Non elle court avec son petit frère...

    6km: le dernier. Le plus facile. A 2. La ligne d'arrivée affiche 1h et 20 secondes. Je ne veux pas faire 1h01...je cours; je cours vite. Je passe la ligne d'arrivée....NOUS passons la ligne d'arrivée.

    J'ai envie de pleurer de joie. Merde, c'est quoi cette émotion? Je ne vais pas pleurer pour ça? Je suis contente; super contente; fière, super fière.

    Il me dit que de toutes façons j'ai couru en moins d'une heure puisque nous ne sommes pas partis les premiers.

    J'ai froid. J'ai chaud. J'ai froid. J'ai chaud.

    J'ai faim.

    Je veux voir mon résultat; le vrai. 57 minutes et 51 secondes...

    57 minutes et 51 secondes. C'est moi. C'est ma première course. Ma première course mais pas la dernière.

    Voilà; j'avais peur de te le dire; j'avais peur de l'écrire. Aujourd'hui je suis fière de moi (et mon gras est beaucoup plus ferme...)

    Merci à mon petit frère qui du coup a couru 14 km...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Un article aujourd'hui autour du chat puisque boulette 2, 2 ans kiffe les chats...

    Du coup je passe pas mal de temps à chercher de la déco pas trop moche en rapport avec les chats...et c'est pas gagné...

    Voici 2 trouvailles, achetées et validées:

    Un très beau porte-manteau un peu vintage que tu trouveras chez My Little Bazar

    Chacun cherche son chat...

    Des cintres chat chez Cocoboheme (en rupture actuellement)

    Chacun cherche son chat...

     

    Et maintenant une petite sélection déco autour du chat qui me plairait bien pour boulette 2 (c'est presque bientôt Noël...)

    Bon je suis à 2 doigts de remplacer sa lampe "faon" par celle du chaton à al pelote rose que tu peux trouver chez My Little Bazar

    Chacun cherche son chat...

    En cuisine j'ai acheté et validé les produits suivants:

    Ce petit bol et l'assiette assortie que tu trouveras chez Le Petit Souk

    Chacun cherche son chat...

    Sur ma wish-list j'ajouterai ceci:

    Cette tasse design, sobre et douce chez Smallable:

    Chacun cherche son chat...

    Cette lunch box tellement kitch mais tellement jolie que tu trouveras chez My Little Bazar

    Chacun cherche son chat...

     

    Pour les joujoux je craque complètement sur les chats de la famille Sylvanian...mais il va falloir attendre ses 3 ans...même si en déco sur des étagères ça peut être très sympa...

    Chacun cherche son chat...

    Prochain article: les chats et les fringues...si si c'est possible...

     

     

     

     

     


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  • ...le jour où j'ai arrêté d'acheter des gommages...je les ai fabriqués...

    Ras le bol d'acheter des gommages hors de prix, qui certes, gomment...mais ne laissent la peau douce que 2 jours...

    Ras le bol aussi d'utiliser des gommages composés d'ingrédients que tu ne connais pas...

    ...alors j'ai décidé de les fabriquer et j'en suis ravie; je t'explique.

    Premier test: un gommage visage; je t'en ai déjà parlé ici.

    Et depuis quelques mois je me fabrique mon propre gommage corps (mais tu peux aussi l'utiliser sur le visage; il est d'ailleurs moins agressif que celui dont je te parlais).

    Pour cela tu auras besoin de seulement 2 ingrédients que normalement tu trouveras facilement dans ton placard:

    - du miel (bio idéalement)

    - du sucre

    Le jour où j'ai arrêté d'acheter des gommages...

    ...oui heureusement tu ne vas pas le manger...

    Tu vas même te muscler le poignet si le miel est épais à la base. Idéalement il faut que le miel éclaircisse (voir photo) avec le sucre: un peu comme lorsque tu bats tes jaunes d’œufs avec le sucre en cuisine tu vois.

    Le jour où j'ai arrêté d'acheter des gommages...

    Le jour où j'ai arrêté d'acheter des gommages...

    Le miel va rendre ta peau douce, le sucre la gommer...et ta peau restera douce au moins 10 jours. Je conseille ce masque 1 à 2 fois par mois pas plus.

    Je l'ai également utilisé sur le visage; il est moins agréable que l'autre car les grains sont plus gros mais bizarrement il est moins agressif.

    Voilà: à toi de jouer.

    Mes conseils:

    - à faire dans la baignoire sur peau sèche

    - ne pas oublier de se gommer les pieds, les mains, les lèvres (un rouge à lèvres sur des lèvres gommées c'est beaucoup plus joli et surtout ça tient mieux...)

    ...ça fait du bien de prendre un peu de temps pour soi...

     


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